La stagnation de l’eau et la fin de la vie dans « Les Poissons morts » de Boris Vian
1L’eau est un élément qui a été largement utilisé en littérature comme symbole de vie, lorsqu’elle est en mouvement et que celle-ci coule ou, au contraire, de la mort, lorsqu’il s’agit de l’eau stagnante. Cette deuxième interprétation est prédominante dans la nouvelle « Les Poissons morts » de Boris Vian. C’est sur cette dernière que nous allons porter notre attention.
2À l’occasion du centenaire de la naissance de Boris Vian, de nombreux actes et ouvrages lui rendent hommage, notamment le livre anniversaire Boris Vian 100 ans par Alexia Guggémos et Nicole Bertolt. Nous étudierons la mort, sujet récurrent dans l’œuvre de l’auteur. C’est peut-être la maladie dont il souffrait depuis son plus jeune âge qui rendit la mort omniprésente dans son esprit. En effet, l’auteur était lucide sur son état de santé, il affirmait qu’il ne dépasserait pas les 40 ans et il en fut ainsi, étant donné qu’il mourut en 1959 à 39 ans (Lapprand 22). « Les Poissons morts » est une nouvelle qui appartient au recueil intitulé Les Fourmis, publié en 1949, dans une époque encore très instable à cause de la guerre. Comme Michel Rybalka le remarque, les récits écrits entre 1946 et 1949 correspondent à un des moments les plus bouleversants de la vie de Boris Vian. En plus des problèmes de mariage et des plaintes contre Vernon Sullivan (pseudonyme qu’il utilise pour manifester son alter ego noir américain), il subit la perte de son père, assassiné, et de son grand ami Jacques Loustalot, connu dans ses récits comme « Le Major ». C’est également à cette époque qu’à la suite des efforts réalisés pour réussir ses études en ingénierie il put quitter son métier à l’AFNOR et commencer à l’Office du Papier avec son ami Claude Léon (Rybalka 177).
3Même si les thématiques des nouvelles des Fourmis sont très diverses, nous trouvons souvent un contexte de guerre et un refus du travail, comme c’est le cas des « Poissons morts ». Le titre de la nouvelle est emprunté à Mac Orlan pour son ouvrage homonyme de récits de guerre publié en 1917. Il n’y a pas de hasard dans l’importance octroyée à l’eau dans la nouvelle de Boris Vian, puisqu’elle est aussi présente dès le début de l’œuvre de Mac Orlan en forme de « ressources infinies d’eau de pluie » (Orlan 12). Ainsi, cette étude aura pour but de présenter les différentes manifestations de l’eau et leur portée dans la nouvelle « Les Poissons morts » de Boris Vian.
4« Les Poissons morts » montre les pénibles conditions de travail d’un employé, que son patron torture par amusement. L’employeur, décrit comme une sorte de reptile, meurt à cause de la ruse de la vendeuse de poivre. Elle lui fait goûter une semence d’œillet toxique à la place d'un grain de poivre. Pendant que le poison fait ses effets, la vendeuse remonte sa jupe et le patron, qui était obsédé par son corps et la fixait, « se prit les pieds dans le tuyau d’arrosage qu’il utilisait à noyer les rats ; il s’abattit, la face contre une grosse pierre » (Vian 110). L’employé, qui s’était décidé à se venger des nombreuses escroqueries et tortures de ce dernier, le retrouve mort. En conséquence, il est frustré et il ne peut pas atteindre son but. Son existence n’a plus de sens et il finit, lui aussi, par mourir. Le poison, en plus du jeu de mots, donne un sens au titre. Comme le remarque Les Essif à propos d’une autre œuvre de l’auteur dans son article « L’espace surréaliste et la mort hypersubjective dans Les Bâtisseurs d’empire », « aucun des personnages ne survit jusqu’à la fin. Si l’on ne meurt pas devant nos yeux, la disparition des personnages semble suffire pour faire penser à la mort, à notre propre mortalité » (Essif 83). En effet, les trois personnages principaux qui constituent une espèce de « triangle amoureux » meurent. La mort d’un des composants implique le décès d’un deuxième et celui-ci enchaîne une troisième mort. D’ailleurs, ce n’est pas anodin si la mort du patron est introduite par un champ lexical qui renvoie à l’eau et à l’humidité. Le corps de la vendeuse de poivre provoque sur le patron « l’effet d’un verre d’eau froide sur les roubignoles » (Vian 109) et il bave au simple son du mot « cuisses ». L’environnement, de plus en plus humide, prépare l’arrivée de la camarde.
5Le patron n’est pas pourtant le seul à bouger dans cette ambiance. Depuis le début de la nouvelle, nous avons l’impression que le personnage principal bouge tout le temps dans des ambiances humides, sombres, voire asphyxiantes. Ainsi le protagoniste passe des « latrines malodorantes » (Vian 99) à une gare sale avec « de longues traînées noires » car « il avait plu des pieuvres » (Vian 100). Toute la nouvelle décrit un environnement synesthésique qui frôle la putréfaction : « l’odeur de cancrelat à laquelle se mêlait maintenant l’arôme désagréable des limaces en chaleur » (Vian 108) créant une atmosphère angoissante et sinistre. Nous pouvons observer depuis le premier moment qu’il ne s’agit pas d’une eau pure et propre ; au contraire, cela nous fait penser à l’eau d’un tuyau d’écoulement ou à un marécage. Il s’agit d’une eau épaisse et sale qui construit une ambiance abjecte, dure et physiquement lourde : « L’assistant pleurait. Ses cheveux mous lui tombaient sur le front et les timbres marquaient sa joue gauche. Pesamment, il se leva » (Vian 105). Pourtant, cette atmosphère angoissante et sinistre, constituant le panorama habituel pour le personnage, elle ne réveille pas d’inquiétudes en ce dernier, de la même façon que Marc Lapprand le remarque pour l’obscurité et les personnages de L’Automne à Pékin (Lapprand 196).
6Néanmoins, l’eau ne construit pas uniquement cet environnement suintant, elle a aussi un effet sur la santé des personnages. L’humidité de l’ambiance provoque des douleurs physiques sur le protagoniste : « Ses genoux le faisaient souffrir et l’humidité des mares explorées durant le jour faisait grincer ses jointures mal assujetties » (Vian 100). De plus, le patron s’amuse à le torturer et il cible les endroits les plus problématiques pour l’assistant : « Juste au milieu, son pied rencontra un objet dur et un jet d’eau glacée jaillit du sol, pénétrant entre sa cheville et son pantalon et le trempant jusqu’aux genoux » (Vian 102). Le protagoniste n’est pas à l’aise : « il sentit le froid de son pantalon humide » (Vian 102). Le patron utilise l’eau comme outil de torture physique et psychologique. D’un côté, physique, car à cause de l’eau que le patron lui a lancée auparavant, l’employé s’électrocute quand il fait marcher la sonnette : « Une vapeur malodorante s’élevait et un fragment de sa peau, collé sur la porcelaine brûlante, noircissait et se recroquevillait » (Vian 102) ; d’un autre côté, il existe des sévices d’ordre psychologique en rapport avec l’eau, le but de son métier étant de pêcher des timbres. Pourtant, le patron ne lui rend pas la tâche aisée. Il s’adonne au sabotage de l’outil de travail de son employé, un filet lui servant à pêcher les timbres. De cette façon, le devoir de l’employé est rendu impossible. L’employeur utilisera ce prétexte pour immédiatement sanctionner ce dernier :
Si vous voulez que je vous attrape des timbres jeunes et en bon état, il faut me payer un filet propre. – Qui est-ce qui l’use, ce filet ? Dit le patron. C’est vous ou moi ? […] – C’est moi, pour vous, dit l’assistant. – Je ne vous force pas, dit le patron. Si vous avez la prétention de gagner cinquante francs par jour, il faut tout de même la justifier. (Vian 103)
7Malgré la toxicité de l’atmosphère, l’eau est l’élément qui le maintient en vie. C’est grâce à l’eau que l’assistant peut pêcher des timbres et gagner de l’argent, bien que les conditions soient pitoyables et que le patron tente de ne pas lui verser l’intégralité de son salaire. De plus, l’eau sera indirectement son seul et pénible soutien alimentaire et celui de « sa chose vivante », une sorte d’animal de compagnie « apprivois[é], qu’il nourrissait tant bien que mal avec des poissons morts » (Vian 107) pour lequel il montre son affection : « Heureusement que tu es là » (Vian 108). C’est le seul contact social qu’il ait, qui lui procure un peu de bonheur et qui allège son calvaire. « Sa chose vivante » se rapproche d’autres personnages féminins dans les nouvelles de Boris Vian. Inoffensive, naïve et fidèle, elle s’oppose au seul personnage féminin du récit, c’est-à-dire, la vendeuse de poivre. Ce personnage avide change l’intrigue avec sa brève apparition.
8L’eau constitue, d’une certaine façon, à la fois le problème et la solution à celui-ci. Le problème, puisque l’assistant est exploité et torturé dans une ambiance humide et répugnante, et la solution, puisqu’il semble dépendant de ce milieu. Nous le voyons très clairement dans la citation qui suit : « Les trois timbres commençaient à lui sucer le sang et il les arracha brutalement, se retenant pour ne pas crier. Il les lança loin de lui, en dehors de la niche. L’humidité du sol les conserverait sans doute jusqu’au lendemain » (Vian 107). En effet, il établit une sorte de relation dépendante et perverse avec ce milieu. Il est esclave, malgré lui. Même quand il est déterminé et qu’il décide d’en finir avec cette situation misérable, l’eau le prive de sa vengeance en engloutissant doucement le corps croupi du patron lors de son arrivée sur les lieux. Nous observons ici une sorte de parallélisme avec ce que les timbres font à l’assistant. L’eau prend le rôle d’une sangsue, comme nous le verrons vers la fin de la nouvelle.
9Dans « Les Poissons morts », l’eau a la capacité de donner la vie et de l’ôter. Ainsi, les rongeurs ne sont pas empoisonnés avec un produit, dans ce monde c’est l’eau qui tue : « On ne peut pas dormir avec des hurlements de rats dans les oreilles tous les soirs que le Bon Dieu éteint. Pourquoi veut-il à tout prix tuer ces rats et les tuer avec de l’eau ? » (Vian 108). Ce piège sera pourtant la tombe de son créateur. Le patron, obnubilé par le corps de la vendeuse de poivre, reçut une mort lente et douloureuse. L’eau stagne dans une rigole où le cadavre reste piégé. Le patron, les pieds se débattant désespérément dans ses ultimes secondes de vie, crée une sorte de mare très similaire à celle où le protagoniste travaille. Le seul personnage féminin, pour sa part, représente le fils déclencheur des actions de l’eau. Elle connaît le désir sexuel du patron envers elle et se réifie une dernière fois pour agir comme intermédiaire entre l’eau et la mort. Jennifer Waelti-Walters le souligne ainsi dans son article « Femmes de Paroles » lorsqu’elle parle des personnages de l’œuvre de Prévert, avec qui Boris Vian avait beaucoup partagé : « […] la femme est une métaphore médiatrice si efficace entre l’homme et son contexte » (Waelti-Walters 176). L’assistant, qui était déterminé à tuer son patron – « […] me révolter sans qu’il s’y attende, et lui jeter une brique à la figure » (Vian 107) et « […] son cœur était gonflé de satisfaction, car il allait tuer son patron » (Vian 111) – ne se réjouit pas de sa mort, au contraire : « – Je voulais te tuer, sale couille. Il fallait que je te tue. Que je te tue, mort, vieux con, toi, oui. » (Vian 114). Il payera sa rage et sa colère sur « sa chose vivante » qui, comme toujours, lui était fidèle : « […] sa chose vivante accourut à pas légers, […] quand la caresse devint froide sur sa joue, il sut qu’il l’avait étranglée » (Vian 114).
10L’eau a un effet corrosif et produit une usure sur tout ce qu’elle touche. Elle crée une atmosphère fanée et sordide en même temps qu’elle s’inscrit dans le concept « d’inquiétante étrangeté » qu’Anne Clancier emprunte à Freud pour circonscrire Boris Vian (Clancier 211). D’ailleurs, Freud, qui définit cette inquiétante étrangeté dans la fiction comme ce qui serait justement étrange dans la vie réelle, met comme exemple les pieds qui s’agitent tout seuls dans Josef Monfort d’Albrecht Schaeffer, ce qui renvoie à l’image de la mort du patron et, plus tard, de l’assistant. En effet, les corps de ces personnages restent ancrés dans l’eau, sauf leurs pieds qui pataugent séparés du reste, en donnant du dynamisme à un corps inerte. Cette inquiétante étrangeté use les personnages et les objets, notamment l’argent qui est à l’origine des problèmes de la société décrite : « Il en tira deux coupures de dix francs cicatrisées et une petite coupure de cinq francs qui saignait encore » (Vian 101). De plus, si ce n’est pas le cas, les personnages s’occupent de rendre l’atmosphère sale et désagréable et de lui donner un aspect usé : « Voilà vos cinquante francs, dit le patron. Il tira un billet de sa poche, cracha dessus, le déchira à moitié et le jeta par terre » (Vian 105). L’eau a ce contrecoup lent, mais dévastateur. Elle empêche le moindre dynamisme, avec la corrosion de son écosystème.
11Ironiquement, l’eau représente le travail et la tombe du personnage principal. En effet, quand il apprend la mort de son patron, son but n’est plus réalisable. Il voulait se libérer des chaînes de son patron à travers la vengeance. Pourtant, leur relation est fondée sur la dépendance et le sado-masochisme. L’employeur s’amuse à torturer son employé et celui-ci semble se démener pour son emploi et son patron. En conséquence, quand le patron est mort, le triangle amoureux ou de dépendance est brisé. En à peine quelques lignes, l’assistant tue sa « chose vivante » et se suicide immédiatement après. Il ne connaît pas la liberté. Il s’agit d’une servitude et, puisqu’il n’a pas pu se libérer des chaînes de son patron comme il l’aurait voulu, il décide de mettre fin à ses jours. « Les Poissons morts » finit comme toute tragédie : par la mort des personnages principaux, dont l’une fait écho à celle de son binôme, du fait de l’impossibilité de surmonter cette perte.
12Le protagoniste meurt et son cadavre reste dans une position très similaire à celle du patron, c’est-à-dire la tête enfoncée dans l’eau et les pieds séparés du reste du corps :
L’assistant s’éloigna de quelques pas, puis se tourna, la figure du côté de l’eau, et marcha droit vers le fil. Il avait les yeux fermés et sifflait un air tendre, celui qu’aimait sa chose vivante. Il allait lentement, à pas menus, et ses pieds se prirent dans le fil d’acier. Il tomba, la tête dans l’eau. Son corps restait immobile et, sous la surface muette, des timbres bleus, déjà, se collaient à ses joues hâves (Vian 115).
13Les timbres qui s’accrochent à son visage ne sont qu’une image de l’eau et du travail. La combinaison des deux a absorbé la vie des personnages. En effet, le travail représenté par ce monde humide et étouffant fonctionne comme une sangsue. C’est une sorte de parasite qui prend la vie du personnage principal lentement jusqu’à la mort. Or le protagoniste ne semble pas capable de s’épanouir dans un autre milieu. Il appartient à ce monde moite et il ne peut pas s’en détacher. Symboliquement, Boris Vian décrit une société où malheureusement l’individu ne peut pas quitter de façon définitive le travail. Il s’agit d’une charge dont on a besoin pour vivre. Sans travail, on ne vit pas, et c’est bien cela que l’auteur essaye de refléter à travers cette nouvelle.
14Comme nous l’observons, Boris Vian fait une critique du poids du travail dans la société. Il est né dans une famille bourgeoise qui a subi la crise économique des années 1930. Boris Vian considérait le travail comme une lourde charge, nécessaire pour obtenir un soutien pécuniaire. Comme M. Rybalka le précise : « Le spectre du travail s’est dressé devant Boris Vian dès sa sortie de l’École centrale et l’a poursuivi jusqu’à sa mort » (Rybalka 69). Le travail est un sujet critiqué dans l’œuvre de Boris Vian, notamment dans la nouvelle « Les Poissons morts » qui « décrit le mieux les conséquences psychologiques et physiologiques de l’exploitation économique » (Rybalka 77). Il n’est donc pas étonnant qu’aucun des personnages ne reçoive de nom propre. Nous pourrions l’interpréter comme le signe d’individus interchangeables dans un monde de production. Le refus du travail prend forme à travers ce monde aqueux.
15Au lieu de donner la vie, l’eau est stagnante. Elle ne coule pas. Elle est statique et crée une ambiance marécageuse qui représente la nature du travail pour Boris Vian. De plus, elle rétrécit tout autour d’elle. Pour cette raison, l’ambiance de l’assistant « […] lui est hostile et le fait souffrir. Il vit dans un univers truqué où tout est agencé contre lui » (Rybalka 77). Comme nous l’avons déjà avancé, l’eau est une sangsue, un parasite. Elle est l’image de la Faucheuse qui approche graduellement.
16Dans ce sens, l’eau englobe les trois types de parasitisme dont Alain Costes parle concernant l’œuvre de Boris Vian. Il distingue « – un corps est parasité de l’intérieur ; – je suis parasité par d’autres ; – je suis le parasite des autres » (Costes 231). Dans un premier moment, l’eau parasite un corps de l’intérieur, puisqu’elle provoque l’usure physique des personnages : plus précisément, l’assistant a mal physiquement à cause de l’humidité : « L’assistant se baissa péniblement. Ses genoux craquaient en triolets brefs et secs » (Vian 105). Ensuite, le protagoniste est parasité par les timbres dans l’eau qui s’agglutinent à son corps comme des suceuses de sang. Finalement, l’assistant travaille (donc, il parasite) dans un monde moite qui finit par tuer tous ceux qui profitent de cet environnement (le patron, l’assistant et la chose vivante).
17La représentation de l’eau dans « Les Poissons morts » se traduit donc par une atmosphère pesante, déconcertante et sinistre. Elle construit un environnement rouillé qui absorbe la vie des personnages jusqu’à la mort. Elle reproduit l’usure à cause du monde du travail, en créant une atmosphère complètement lugubre et statique. L’eau joue le rôle d’un parasite qui engourdit progressivement son hôte. En définitive, l’étanchement de l’eau attire la fin de la vie, la fin d’un système de travail qui n’a d’autre échappatoire que la mort. Marc Lapprand prend légitimement « Les Poissons morts » comme exemple de l’Unheimlich (Lapprand 195), dans le chapitre homonyme de V comme Vian qui parle de cette inquiétante étrangeté envahissant l’atmosphère et accompagnant les personnages tout au long du récit.
Sources
- Bertolt, Nicole et Alexia Guggémos. Boris Vian 100 ans. Le livre anniversaire. Paris : Heredium, 2019.
- Clancier, Anne. « Du fantastique chez Queneau et Vian ». In Trois fous du langage : actes du colloque Vian-Queneau-Prévert. Éd. Marc Lapprand. Nancy : PU de Nancy, 1993. 203-27.
- Costes, Alain. « Approche psychanalytique de l’œuvre de Boris Vian et de la “patalittérature” ». In Trois fous du langage : actes du colloque Vian-Queneau-Prévert. Éd. Marc Lapprand. Nancy : PU de Nancy, 1993. 229-44.
- Essif, Les. « L’espace surréaliste et la mort hypersubjective dans Les Bâtisseurs d’empire ». In Trois fous du langage : actes du colloque Vian-Queneau-Prévert. Éd. Marc Lapprand. Nancy : PU de Nancy, 1993. 83-89
- Freud, Sigmund. Das Unheimliche. 1919. L’Inquiétante étrangeté. Trad. Marie Bonaparte et Edouard Marty. Paris : Interférences, 2009.
- Lapprand, Marc. Boris Vian : Œuvres romanesques complètes I. Paris : Gallimard, 2010.
- Lapprand, Marc. V comme Vian. Laval : PU de Laval, 2006.
- Mac Orlan, Pierre. Les Poissons morts. Paris : Payot & CIE, 1917.
- Rybalka, Michel. Boris Vian : essai d’interprétation et de documentation. Paris : Minard, 1969.
- Vian, Boris. « Les Poissons morts ». Les Fourmis. Barcelone : Pauvert, 2016.
- Waelti-Walters, Jennifer. « Femmes de Paroles ». In Trois fous du langage : actes du colloque Vian-Queneau-Prévert. Éd. Marc Lapprand. Nancy : PU de Nancy, 1993. 171-77.